Les médecins alertent sur les dangers du régime Dukan – Le régime « miracle » de Pierre Dukan est dans le collimateur des autorités sanitaires françaises. Une étude publiée aujourd’hui montre que 3 ans après le régime, 80% des personnes interrogées déclarent avoir repris leur poids. Les experts évoquent une possible augmentation des maladies cardio-vasculaires, maladies du foie, apnées du sommeil et complications rénales. Le Dr. Boris Hansel, endocrinologue à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) a participé à cette étude et souhaite « interpeller sur la nécessité de déclencher une vraie étude scientifique (…) il faut que le régime Dukan soit évalué car il pose un problème de santé publique ». Cela devrait être mis en place, surtout après que Pierre Dukan ait appelé, dans sa toute dernière édition, les femmes enceintes à suivre « aussitôt que possible et pendant toute la grossesse » une version particulière de son régime. – Aujourd’hui en France (1), (2), (3) – 30/05
« La maladie mentale concerne tout le monde » – Hervé Bokobza, fondateur du Collectif contre la nuit sécuritaire, et le Pr. Marion Leboyer, département hospitalo-universitaire de psychiatrie du groupe hospitalier Henri-Mondor–Albert-Chenevier (AP-HP) expriment leurs points de vue totalement opposés sur le projet de loi sécuritaire sur la psychiatrie. Le premier y voit « un projet abominable et inapplicable » qui réduit le patient à son symptôme. Au contraire, pour Marion Leboyer, il est indispensable « d’aller vers des unités spécialisées, pour les bipolaires, les addictions ». – Libération – 30/05
Le syndrome de Di Georges – Ce reportage nous explique quels sont les symptômes et les traitements du syndrome de Di Georges. Cette maladie, due à une anomalie génétique, est caractérisée par une malformation cardiaque, une absence de thymus et un manque de calcium. Interview du Pr. Alain Verloes, généticien à l’hôpital Robert Debré (AP-HP). Il nous donne des précisions sur l’anomalie du chromosome 22 et ses conséquences, notamment la perte de l’audition. Son évolution est imprévisible. – France 5 – Le Magazine de la Santé – 27/05 (14h12)
Polyarthrite rhumatoïde : le renouveau thérapeutique – Le Pr. François Rannou, responsable du service de rééducation à l’Institut de rhumatologie de l’hôpital Cochin (AP-HP) explique que le facteur déclenchant de la polyarthrite rhumatoïde, qui concerne 300 000 personnes en France, n’est toujours pas élucidé. Il insiste sur la nécessaire information des patients sur leur maladie, dont les associations de patients, dont le rôle est capital, doivent se faire le relais. Il ajoute qu’ « avec un traitement de fond mis en place dans les trois mois qui suivent le début des signes, on peut désormais obtenir une rémission ». Il se concentre particulièrement sur la phase aiguë de l’inflammation. Le Pr. Marie-Christophe Boissier, responsable de rhumatologie de l’hôpital Avicenne (AP-HP), précise que le tabac est un facteur aggravant. Des résultats autour d’un candidat-vaccin sont attendus d’ici la fin de l’année. – Le Figaro – 30/05
Des technologies qui privilégient le non-invasif – Les méthodes non-invasives constituent des alternatives sérieuses à la ponction du foie, un geste non sans risque et coûteux pour la collectivité. Deux types de méthodes sont développées ici, les tests sériques (Fibrotest – développé par le Pr. Thierry Poynard, hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP) – Fibromètre et Hépascore) et l’élastométrie impulsionnelle ultrasonore comme le Fibroscan. Ces méthodes s’avèrent être dans tous les cas 9 à 13 fois moins chères que la ponction. – Décision Santé – 01/05
Un cheval de Troie pour mieux achever le VIH – Une découverte de chercheurs français s’appuie sur un paradoxe : rendre plus vulnérable les cellules en première ligne lors de l’infection pour améliorer dans un second temps la réponse immunitaire. Des équipes du CNRS ont mis en évidence l’existence d’une protéine, SAMHD1, qui limite l’infection par le VIH1 des toutes premières cellules du système immunitaire qu’il rencontre, mais qui, de ce fait, ne déclenche pas une réaction de défense optimale. Ces recherches font entrevoir des stratégies pour empêcher la réplication du VIH. Cela « apparaît comme un antiviral naturel efficace » commente le Pr. Yves Lévy, hôpital Henri-Mondor (AP-HP). – Le Monde – 28/05
Comment savoir si on souffre d’apnée du sommeil ? – Le Pr. Michel Aubier, chef de service du service de pneumologie à l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP) définit le syndrome d’apnée du sommeil – SAS – comme « l’ensemble des signes en rapport avec des arrêts respiratoires survenant de manière répétée au cours du sommeil ». Dans 90 % des cas le SAS est associé à un ronflement, l’âge, le sexe ou le surpoids sont des facteurs favorisants. Certaines consommations, tabac, alcool, somnifères, anxiolytiques provoquent également un terrain favorable aux apnées du sommeil. Le premier traitement consiste donc à agir sur ces modes de consommations. Dans un deuxième temps, la PPC – Pression Positive Continue est le traitement de référence. En dernier ressort l’intervention chirurgicale, réservée à des patients jeunes et non obèses, peut représenter une dernière chance de traitement. – Le Figaro – 30/05

Mireille Faugère, Directrice générale de l’AP-HP, a fait du développement du service aux patients une de ses priorités. « Le haut niveau de qualité et de sécurité des soins assurés à l’AP-HP doit être accompagné d’un meilleur accueil et d’une plus grande attention portée aux patients dans leur parcours de soins », souligne t-elle. La signature d’une convention entre l’AP-HP et Paris Région Lab qui est une illustration de la volonté de développer les services aux patients, est l’occasion de faire le point sur le sujet avec Hubert Joseph-Antoine, Directeur du Service aux patients et de la communication.
L’accroissement sensible à partir des années 80 des situations de précarité sous l’effet du chômage, de la pauvreté ou de la perte de logement, a eu pour effet qu’une frange non négligeable de la population s’est retrouvée exclue de l’accès de la prévention et aux soins.
D’un intérêt commun, l’
Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP)