Synthèse de presse

Synthèse de presse AP-HP du 30 juin

30 juin 2011

Des investissements d’avenir à l’AP-HP – Focus sur les investissements d’avenir liés au grand emprunt.  Mireille Faugère, directrice générale de l’AP-HP, parle du grand emprunt comme « d’un enjeu pour l’avenir de la recherche » et « d’un accélérateur pour la création de valeur » . Trois projets de l’AP-HP ont été retenus. – RFI – 27/06 (8h15)

 

Un service contre les addictions à l’hôpital René-Muret (AP-HP) - Depuis le mois de janvier, l’unité d’addictologie de l’hôpital Jean-Verdier (AP-HP) s’est installée sur tout un étage de l’hôpital René-Muret (AP-HP). Passant de 4 à 15 lits et bientôt 26, l’unité a déjà accueilli une centaine de patients, le Dr. Anne Borgne qui dirige cette unité, constate d’ailleurs chaque jour « qu’il y avait une demande forte ». L’unité est en passe de devenir le plus gros service d’addictologie d’Ile-de-France, et grâce à son statut d’établissement de recherche elle est aussi site d’évaluation de l’utilisation du « fibroscan » Le FibroScan® est un nouvel appareil de quantification non invasive de la fibrose hépatique . Cette nouvelle méthode présente de bonnes performances diagnostiques chez les patients atteints d’hépatite C chronique. – Le Parisien Seine-Saint-Denis – 30/06

 

L’hypertension n’est plus une maladie longue durée prise en charge - L’hypertension artérielle n’est plus une maladie longue durée prise en charge. Interview du Pr. Jean-Jacques Mourad, responsable de l’unité hypertension artérielle du service de médecine interne de l’hôpital Avicenne (AP-HP).TF1 – 29/06 (13h11)

 

La vitamine D, nouvel enjeu de santé publique – Des études épidémiologiques récentes montrent que la population française, toutes catégories confondues, souffre d’un déficit en vitamine D. « C’est un véritables problème de santé publique » explique le Dr. Marie Courbebaisse, néphrologue à l’hôpital Tenon (AP-HP), « car au-delà des problèmes osseux, (…) une déficience en vitamine D peut aussi être impliquée dans d’autres pathologies graves ». Elle serait notamment bénéfique « sur le cancer, l’immunité, le risque cardio-vasculaire et les diabètes de type 1 et 2 » indique le Dr. Marie Courbebaisse. La France a autorisé les ajouts de vitamine D dans les aliments courants mais seuls quelques rares produits laitiers sont concernés. La solution se trouve plutôt du côté des gouttes ou ampoules buvables d’origine synthétique. De nombreux experts militent toujours pour que de nouvelles recommandations soient appliquées. – Les Echos – 30/06

 

« Mauvaise pour l’environnement et la santé » – Les climatiseurs sont devenus indispensables mais pourtant ils sont nocifs pour l’environnement et la santé. Explications de Laurent Caron, manager – site de retraitement des déchets de Lesquin, de Stéphane Kerkhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement et intervention du Dr. Catherine Neukirch, du service de pneumologie de l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP). – Arte – Global Mag – 30/06

 

Quatre questions systématiques pour dépister l’alcoolisme – Une étude française menée dans 3 hôpitaux, Bichat (AP-HP), Cochin (AP-HP) et Charles-Perrens, par le Pr. Michel Lejoyeux, chef de service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat, montre qu’un questionnaire rapide et simple appelé CAGE permet de diagnostiquer de façon très spécifique une dépendance à l’alcool chez le patient . Cela relance l’idée d’un dépistage systématique qui permettrait d’aborder la question plus facilement, sans complexes ni a priori. « L’idée est d’en parler (…) de façon la plus médicale possible » selon le Pr. Lejoyeux et de « se concentrer sur la relation à l’alcool ». L’étude a permis d’identifier des populations à risque d’alcoolisme mais il n’est « pas question pour autant de cibler le dépistage ». L’objectif de la prévention est d’intervenir avant les complications physiques et « d’aider les patients à se libérer, ce que la société est loin d’encourager comme elle le devrait ». – Le Quotidien du Médecin – 30/06

 

Greffes de rein : les pratiques s’améliorent – La France effectue près de 3 000 greffes de rein par an, mais peu provienne de donneurs vivants. « Sur 2 898 greffes de rein réalisées en 2010, 283 seulement provenaient d’un donneur vivant », regrette le Pr. Christophe Legendre, chef du service néphrologie-transplantation adulte de l’hôpital Necker (AP-HP). Bien que la France se situe dans les 5 premiers pays au monde, le nombre de demandeurs monte plus vite que celui des greffés. Même si des échecs dus à un dysfonctionnement du greffon, un problème infectieux, cardio-vasculaire ou cancéreux, arrivent, la comparaison avec la dialyse reste malgré tout à l’avantage de la greffe. – Le Quotidien du Pharmacien – 30/06

 

Des liens entre obésité et cancers restent encore à découvrir – L’obésité est identifiée comme facteur de risque de tumeurs solides, en particulier pour le cancer du sein où elle multiplie par 1,5 les risques, mais il est « impossible de généraliser à toutes les tumeurs solides » explique le Pr. Laurent Zelek, oncologue à l’hôpital Avicenne (AP-HP). Le rôle de l’obésité dans la carcinogénèse reste à préciser pour affiner dépistage et prise en charge. Cette dernière est en effet différente chez les patients obèses. « Les chirurgies sont plus compliquées et les risque pendant les suites opératoires sont majorés » indique le Pr. Zelek, « Deuxième problème, on ne sait pas adapter finement les doses de chimiothérapie alors que les patients obèses sont plus fragiles ». – Impact Médecine – 30/06

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Au cœur de la maternité de l’hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP)

29 juin 2011

Cette immersion  dans le service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), montre sur 24h le travail de l’ensemble du personnel, médecins, sages-femmes, infirmières, personnel d’accueil… . On y voit les différents cas, de l’accouchement sans problème à la césarienne réalisée dans l’urgence. On découvre des situations personnelles diverses qui vont de la joie de la naissance au doute devant la réalisation d’une IVG. On suit également l’accouchement une femme malentendante, assistée d’une traductrice en langue des signes. – Direct 8   Quartier Général– 27/06 (23h59)

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Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, inaugure une unité d’addictologie à l’hôpital René-Muret (AP-HP)

29 juin 2011

 Inaugurée ce jour par Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, l’unité d’addictologie de l’hôpital René-Muret (AP-HP) offre une prise en charge globale des différentes addictions.

 

Avec 1, 503 millions d’habitants (6ème département le plus peuplé de France), la Seine-Saint-Denis présente des taux de chômage, de précarité (nombre de bénéficiaires d’aides sociales), de déscolarisations supérieurs à la moyenne nationale. Ces prévalences élevées constituent un terrain favorable au développement de comportements addictifs, que ce soit à l’alcool, au cannabis, à l’héroïne mais aussi au jeu pathologique.

 

Historiquement, les trois hôpitaux qui composent aujourd’hui le groupe hospitalier Paris Seine-Saint-Denis disposaient d’équipes impliquées dans la prise en charge des addictions.

En 2000, une unité de coordination de tabacologie, gérée par le même praticien hospitalier (Dr. A. Borgne), est mise en place et intervient dans les trois établissements.

En 2006, anticipant  le plan gouvernemental 2007-2011 de prévention et de prise en charge des addictions, l’hôpital Jean Verdier (AP-HP) entreprend le regroupement en une seule unité fonctionnelle d’addictologie des trois secteurs d’activité (tabacologie, alcoologie, et ECIMUD). L’agrément de niveau 2 (*) du plan gouvernemental, qui signifie que l’unité regroupe les consultations et des lits d’hospitalisation dédiés au sevrage, avec une équipe multidisciplinaire de prise en charge qui comprend psychologues, éducateurs, assistantes sociales et propose des ateliers thérapeutiques, est accordé à cette activité.

Par la suite, pour répondre à la nécessité d’augmenter la capacité d’accueil de l’unité de sevrage et de créer un secteur de soins de suite et de réadaptation dans le département, l’idée de regrouper l’ensemble de la filière de soins addictologique sur le site René-Muret est proposée aux différentes instances et approuvée par l’ARS lors de la réunion du Comité Régional d’Organisation Sanitaire (CROS) en juin 2010.

 

L’unité d’addictologie de l’hôpital René-Muret (AP-HP) a accueilli ses premiers patients en janvier 2011. Dirigée par le Dr Anne Borgne, elle propose sur un même site, une filière de prise en charge complète en addictologie et accueille des patients dépendants aux produits psycho-actifs (tabac, alcool, drogues illicites, médicaments), mais aussi au jeu, au sexe, ou aux écrans sous toutes leurs formes. L’hôpital René-Muret (AP-HP) dispose d’un plateau technique de rééducation performant. Etant un peu décentré et possédant un grand parc, le site est tout à fait propice à la sérénité.

Par ailleurs, une équipe de consultation et de liaison demeure à l’hôpital Jean-Verdier (AP-HP) afin de poursuivre la prise en charge ambulatoire et celle des patients hospitalisés initiée depuis plusieurs années.

 

Une unité tournée vers l’enseignement et la recherche

L’unité d’addictologie de l’hôpital René-Muret entend également s’appuyer sur des activités de recherche et d’enseignement. Agréé niveau 2(*) du plan gouvernemental addictologie, elle élabore actuellement un dossier de demande d’agrément niveau 3(*).

En effet, les praticiens hospitaliers de l’unité d’addictologie de René-Muret sont particulièrement impliqués dans l’enseignement en addictologie tant universitaire (Capacité universitaire d’addictologie, Diplôme interuniversitaire d’addictologie (Paris VII, XI), Diplôme interuniversitaire de tabacologie (Paris V, XI), DESC d’addictologie, PCEM2, DCEM3, département de médecine générale (Paris XIII),) qu’en soins infirmiers.

En termes de recherche, l’unité d’addictologie de René-Muret a été sélectionnée comme unique établissement sanitaire pour évaluer l’influence de l’implantation d’un FibroScan® dans un centre d’addictologie sur le dépistage. Le but de cette étude est d’évaluer l’acceptabilité de cet examen, son intérêt pour le dépistage de la cirrhose auprès des usagers de drogues, actifs ou non, suivis ou non, et de créer des dynamiques entre les structures médico-sociales et l’unité d’addictologie. Le FibroScan® ouvre une nouvelle ère dans la prise en charge des malades atteints d’hépatopathie chronique et peut-être d’hépatite aiguë. L’unité sera dotée d’un appareil au cours de l’été et pourra dès septembre proposer dans le cadre d’une hospitalisation de jour un bilan somatique incluant sérologies virales, Fibroscan®, spirométrie et doppler vasculaire aux patients qui seront repérés par les structures médico-sociales. 

 

Cette  filière hospitalière et universitaire addictologique,  organisée autour d’un service d’hospitalisation, complétera l’offre de soins en Seine Saint Denis.

 

Une filière de soins complète

  • 10 lits de sevrage complexe accueillant des patients dépendants pour une durée de deux à trois semaines.
  • 16 lits de Soins de Suite et Réadaptation, à orientation somatique, pour suivre et « protéger » des patients pendant environ 4 à 6 semaines. Les patients sortent d’une phase aigüe ou difficile, et le projet social et personnel est déjà prévu pour leur sortie. Une amélioration générale de leur état de santé physique et psychique est attendue du séjour, en vue d’une réinsertion facilitée. Les patients doivent être stabilisés, hors phase aiguë tant sur le plan somatique que sur le plan psychiatrique. Ce type de prise en charge consiste en une prise en charge médico-psychologique  et sociale et un travail de réadaptation à la reprise d’une vie sociale et professionnelle.
  • 4 places en hôpital de jour : Les patients  sont accueillis entre 9h et 17h. Ils bénéficient de soins et participent à un programme thérapeutique, soit pour initier un sevrage, soit une consolidation d’abstinence, obtenue en hospitalisation, ou, en soins ambulatoires.

 

Des activités thérapeutiques

  • Implication de toute l’équipe dans l’organisation et l’animation des ateliers,
  • Orientations: sensorielle, physique, psychologique, comportementale :
  • Equithérapie, activités sportives (salle, piscine),
  • Atelier Thérapie Comportementale et Cognitive,
  • Arthérapie,
  • Sophrologie,
  • Groupe de parole (parole par l’image, trait d’union, c’est-à-dire),
  • Ateliers sensoriels (retrouver le goût, socio-esthétique),
  • Groupe accueil des familles,
  • Intervention des associations d’anciens consommateurs, alcooliques anonymes, narcotiques anonymes).

De fait, les établissements privés et les médecins libéraux sont intégrés dans le parcours de soins. L’hôpital René-Muret a signé des conventions et/ou travaille en direct avec les médecins concernés par les addictions, pour leur permettre de faciliter l’hospitalisation. Un dossier d’admission est disponible sur simple demande.

 

(*) Le plan gouvernemental de prise en charge et de prévention des addictions (2007-2011) définit trois niveaux d’offre de soins : un niveau 1 de proximité, assurant les sevrages simples ; un niveau 2 de recours, permettant des soins aigus, des hospitalisations complètes pour sevrage ou des soins complexes ; un niveau 3 de référence, qui aux missions du niveau 2 ajoute la coordination de l’enseignement, la formation et la recherche.

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Sécurité routière et fatigue au volant : connaît-on bien les risques ?

29 juin 2011

7 conducteurs sur 10 sont victimes de somnolence au volant, devenue la première cause d’accidents mortels sur autoroute. Invités : – Emmanuel Renard, directeur du Service Education Formation de la Prévention routière- Professeur Damien Léger, spécialiste du sommeil, professeur à la faculté de Médecine de l’Université Paris-Descartes et président de l’Institut National du sommeil et de la vigilance du Centre de l’Hôtel-Dieu (AP-HP) qui a publié « Le sommeil dans tous ses états » aux éditions Plon – Pierre Coppey, 1er vice président de l’ASFA (Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes) et président de Vinciautoroute – Christian Gatard, sociologue et fondateur du cabinet Gatard et Associés, auteur de « Nos vingt prochaines années  » aux éditions L’Archipel. – France Inter – Le Téléphone sonne – 27/06 (19h19)

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Les équipes de l’AP-HP à Eurocancer 2011 (4)

28 juin 2011

 Eurocancer 2011 est l’un des plus importants congrès francophones de cancérologie. Les équipes de l’AP-HP sont présentes dans pratiquement chacune des 40 sessions.
Président du congrès, le Pr. Michel Marty, cancérologue à l’Hôpital Saint-Louis, nous expose quelques avancées présentées par des équipes de l’AP-HP.

Thrombose et Cancer

Un autre thème que l’on peut mettre en avant est Thrombose et Cancer.
Un groupe coordonné par le Pr. Dominique Farge-Bancel est destiné à étudier les thromboses (formation de caillot sanguin) survenant au cours des cancers, chez des sujets en fonction du type de cancer, de son stade, et des traitements dont certains agents ciblés augmentent ce risque.
Nous savons que leur incidence augmente notablement dans certains cancers et/ou dans certaines conditions associées aux traitements, en particulier la pose ou la présence de cathéters veineux centraux et l’utilisation de certains agents comme les antiangiogènes, qui augmentent le risque. Ce risque a longtemps été sous estimé voire ignoré. Le fait d’étudier l’incidence des thromboses, les meilleurs moyens de dépistage, les traitements curatifs et préventifs, a permis d’augmenter la connaissance qu’en avaient les cancérologues et oncologues, puis d’améliorer la prise en charge et donc le pronostic de ces cancers, notamment par la rédaction de recommandations de pratique clinique françaises puis européennes et leur utilisation dans des réunions pluridisciplinaires pour assurer le meilleur traitement ou la meilleure prévention possibles.
Coordonnateur : Pr. Dominique FARGE-BANCEL – Hôpital Saint-Louis, …

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Synthèse de presse AP-HP du 28 juin

28 juin 2011

Le CAC 40 toujours pas à l’heure de la parité – Avec le départ d’Anne Lauvergeon comme présidente du directoire d’Areva, plus aucune femme ne dirige une des 120 plus grandes entreprises françaises. La proportion de femmes dans les conseils d’administrations du CAC 40 en 2011 n’est que de 20,8%. Au total, elles occupent 119 mandats d’administrateurs sur 573. Mireille Faugère, directrice générale de l’AP-HP est l’une des 8 femmes à présider un comité du conseil d’administration, elle dirige en effet le comité d’éthique du conseil d’administration d’EDF. – Paris Match – 23/06

 

Maladie de la rétine : faites-vous dépisterL’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne (AP-HP) organise aujourd’hui, pour les plus de 55 ans, une journée de dépistage de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), maladie dégénérative de la rétine d’évolution chronique qui entraîne une perte progressive de la vision centrale. Ce dépistage sera assuré par le service ophtalmologie de l’hôpital entre 10h et 15h. – Le Parisien – 28/06

 

Fortes chaleurs :  comment le corps s’adapte-t-il ?Le Dr. Michel Nahon, médecin urgentiste à l’hôpital Necker – Samu 75 (AP-HP), est interviewé dans ce reportage pour donner des conseils permettant de supporter les températures très élevées de ces prochains jours. Il indique que le corps met plusieurs jours à réguler sa température. Il explique pourquoi les bébés et les personnes âgées sont les plus vulnérables car ces personnes sont moins aptes à réguler une température excessive et recommande de veiller, particulièrement pour elles, à une bonne hydratation – France 5 – Le Magazine de la Santé – 27/06 (13h38)

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Les équipes de l’AP-HP à Eurocancer 2011 (3)

28 juin 2011

Eurocancer 2011 est l’un des plus importants congrès francophones de cancérologie. Les équipes de l’AP-HP sont présentes dans pratiquement chacune des 40 sessions.
Président du congrès, le Pr. Michel Marty, cancérologue à l’Hôpital Saint-Louis, nous expose quelques avancées présentées par des équipes de l’AP-HP.

Produits tumoraux circulants

Un autre thème très intéressant est celui des produits tumoraux circulants, également en forte évolution.
Nous savons depuis très longtemps détecter dans le sang des protéines caractéristiques de certains cancers, mais très souvent de cancers déjà évolués, alors que l’on ne voit pas d’augmentation de ces marqueurs dans des cancers localisés.
La question abordée par quatre équipes au moins dans cette session est de savoir si l’on peut détecter d’autres produits tumoraux circulants, notamment des cellules tumorales circulantes, en particulier par des méthodes immunologiques. Ils sont souvent en très petite quantité mais leur présence signe souvent la gravité du cancer dans lequel on les observe (sein, colon, prostate, ovaire) et il est intéressant d’étudier les caractéristiques de ces cellules tumorales circulantes par rapport aux cellules de la tumeur. Elles constituent très souvent une petite fraction des cellules présentes dans la tumeur et cette fraction a des caractéristiques de cellules souches tumorales, capables pour un certain nombre d’entre elles de créer des métastases dans d’autres organes.
Nous avons également observé que des acides nucléiques et en particulier de l’ADN tumoral pouvait circuler et ne pas être dégradé. On peut caractériser cet ADN, ce qui peut amener à modifier le pronostic et les traitements.
Enfin, il est possible de détecter de façon très précoce des protéines spécifiques, avant même que le diagnostic de cancer soit possible avec les outils habituels du diagnostic. C’est un outil intéressant mais délicat à utiliser.
Coordonnateurs : Pr. Dominique BELLET, Institut Curie/Hôpital René-Huguenin, Saint-Cloud, Pr. Alain LEGRAND, Vice-Président de la S.F.B.C., le Kremlin-Bicêtre, …

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Synthèse de presse AP-HP du 27 juin

27 juin 2011

Quand faut-il partir à la maternité ? – L’hôpital Antoine Béclère (AP-HP) pratique trois mille accouchements par an. Reportage sur les inquiétudes des futures mamans. Beaucoup viennent quand elles ont des contractions alors que l’accouchement n’est pas encore à l’ordre du jour. Interview de femmes enceintes, de sages-femmes et d’infirmières. – France 5 – Les Maternelles – 24/06 (9h21)

 

Le retour des infections sexuellement transmissibles (IST) (dossier) – Les chiffres les plus récents, obtenus en 2009 par l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) montrent une augmentation de la blennorragie ou des chlamydioses. Pour le Pr. Michel Janier, du Centre : clinique et biologique des MST à l’hôpital Saint-Louis (AP-HP) « cela pose des questions sur l’efficacité des mesures en place visant à les prévenir ». Car si dans 9 cas sur 10, les jeunes utilisent un préservatif lors de leur premier rapport sexuel, ils sont très mal informé sur les IST. Par ailleurs, si certaines IST se révèlent par des signes évidents, elles restent souvent silencieuses. De nombreuses personnes en sont donc porteuses sans le savoir. « Le dépistage est l’outil de lutte le plus efficace pour les identifier et les traiter précocement » rappelle le Dr. Caroline Semaille (INVS). Ce dépistage est important en ce qui concerne les chlamydioses qui sont la première cause de grossesse extra-utérine chez 2% des femmes infectées et peut conduire, chez l’homme, à une inflammation des testicules ou de l’épididyme dans 5% des cas. – Le Figaro – 27/06

 

Faire face à la chaleur – Conseils du Dr Marie-Christine Ballester, du service des urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou (AP-HP), afin de faire face à la vague de chaleur qui va frapper la France aujourd’hui. Ne pas sortir de chez-soi aux heures de grande chaleur (entre 12h et 16h) et boire beaucoup d’eau environ 1 1/2 l d’eau- RMC Info – 27/06 (6h07)

 

Nouveaux cas d’intoxication à la bactérie E.coli – En plateau, le Pr. Patrick Berche, chef du service de bactériologie-virologie-parasitologie et hygiène de l’hôpital Necker (AP-HP), est appelé à se prononcer sur les nouveaux cas avérés d’intoxication à la bactérie E.coli. Il s’agit de la même bactérie qu’en Allemagne, une bactérie très résistante aux antibiotiques. L’important est d’arrêter la source de contamination, car cette bactérie produit des toxines qui passent dans le sang, cause l’anémie, endommage la fonction rénale et peuvent agir sur le cerveau- BFM TV – 24/06 (17h54)

 

La conception des médicaments – Interview du Pr. François Chast, chef de service pharmacie-pharmacologie-toxicologie de l’Hôtel-Dieu (AP-HP).  De Henri-Philippe Husson, président de l’académie nationale de pharmacie. De David Simonnet, président d’Axyntis. Long reportage sur toute la chaîne de production des médicaments, aujourd’hui mondiale. Le Pr. François Chast fait état du risque de malfaçon pour certains d’entre eux et du risque qu’ils font encourir aux patients. Il indique l’impossibilité de connaitre la provenance de la matière première du médicament  dont il dispose- TF1 – 24/06 (20h01)

 

Grossesse : des tests simplifiés pour le fœtus (dossier) – Pour l’année 2010, un dépistage plus performant de la trisomie 21 a déjà fait chuter de 30% le recours aux amniocentèses, et cette baisse devrait s’intensifier dès 2011. Le dépistage dit « combiné » fait appel à une échographie au premier trimestre et dans le même temps à un dosage de 2 nouveaux marqueurs sanguins. A terme, le nombre d’amniocentèses et de biopsies de trophoblastes devrait être divisé par 2, voire par 3 selon le Pr. Yves Ville, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Necker (AP-HP). Reste la délicate question de l’information, puisque jusqu’ici, la réglementation prévoyait que toute femme enceinte soit informée de la possibilité de recourir au dépistage prénatal de la trisomie 21. Or, la version finale du texte adopté  lors de la révision des lois bioéthiques stipule que l’information reçue par la femme devrait être « loyale, claire et adaptée à sa situation ». Pour le Pr. Ville, cela représente « une réelle menace pour l’égalité et l’autonomie des femmes face au dépistage prénatal » puisque la femme enceinte « laisse au pouvoir médical la possibilité de ne pas l’informer ou d’interpréter l’information qu’il serait bon de lui délivrer ». – Le Figaro – 27/06

 

Peut-on boire un peu de vin pendant la grossesse ? – Le Pr. Dominique Luton, chef du département de gynécologie obstétrique Bichat-Beaujon (AP-HP), s’exprime sur le sujet. Il rappelle que l’alcool peut entraîner de nombreux symptômes chez le fœtus atteint. Ces conséquences sont liées au passage de l’alcool maternel au travers du placenta, exposant ainsi directement le fœtus. A son échelle, l’exposition est encore plus grave car le foie de celui-ci, immature, ne permet pas une élimination optimale. C’est pourquoi même de petites doses peuvent entraîner des atteintes irréversibles. Malgré les recommandations, 40% des femmes enceintes consomment de l’alcool et 5% ont un niveau d’intoxication élevé. Le message est pourtant clair : il ne faut pas boire du tout d’alcool pendant la grossesse et donc pas de vin même en petite quantité. – Le Figaro – 27/06

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Les équipes de l’AP-HP à Eurocancer 2011 (2)

27 juin 2011

Eurocancer 2011 est l’un des plus importants congrès francophones de cancérologie. Les équipes de l’AP-HP sont présentes dans pratiquement chacune des 40 sessions.
Président du congrès, le Pr. Michel Marty, cancérologue à l’Hôpital Saint-Louis, nous expose quelques avancées présentées par des équipes de l’AP-HP.

Cancers du sein luminaux/cancers RH+

Une autre session très importante concerne un thème en constante évolution : les cancers du sein considérés comme hormonosensibles ou exprimant des récepteurs hormonaux.
Nous savons depuis longtemps détecter et quantifier les récepteurs hormonaux présents sur des cellules de cancer du sein : deux récepteurs œstrogéniques, un récepteur à la progestérone et plus récemment des récepteurs androgéniques qui sont exprimés dans une fraction plus rare des cancers du sein que l’on appelle les cancers du sein moléculaires apocrines.
Pourquoi les agents antihormonaux ont-ils une efficacité différente, soit très bonne soit moins bonne, dans ces cancers du sein hormonosensibles ? Nous pouvons étudier de façon moléculaire la voie de signalisation, la manière dont les hormones transmettent leur message à un récepteur nucléaire, qui lui-même va influencer l’expression de gènes.
Ceci a également été étudié en faisant l’analyse du profil d’expression génique de ces tumeurs. L’activation de la signalisation œstrogéno-dépendante est variable dans les différents groupes de cancer du sein permettant de distinguer les cancers du sein luminaux, c’est-à-dire développés au dépens des cellules qui constituent l’épithélium des canaux du sein. Il y a alors deux cas : soit la signalisation œstrogéno-dépendante est très fortement activée et donc facile à inhiber, soit elle est moins fortement exprimée et d’autres paramètres contrôlent la prolifération des cellules tumorales.
Peut-on se servir de cette classification pour utiliser les différents traitements antihormonaux ou ne pas les utiliser, ou encore en modulant leur efficacité par d’autres inhibiteurs de la signalisation ? C’est la question qu’amène cette session.
Coordonnateurs : Dr. Marc ESPIÉ – Hôpital Saint-Louis, …

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Les équipes de l’AP-HP à Eurocancer 2011 (1)

24 juin 2011

Eurocancer 2011 est l’un des plus importants congrès francophones de cancérologie. Les équipes de l’AP-HP sont présentes dans pratiquement chacune des 40 sessions.
Président du congrès, le Pr. Michel Marty, cancérologue à l’Hôpital Saint-Louis, nous expose quelques avancées présentées par des équipes de l’AP-HP.

(1 ) Cancer des transplantés d’organes

L’incidence des cancers augmente notablement après transplantation, essentiellement du fait de cancers des organes lymphoïdes (moelle osseuse, thymus) et cutanés, mais aussi d’autres localisations . Ces lymphomes surviennent relativement précocement et sont souvent liés à une infection par le virus Epstein-Barr. On observe ensuite des cancers qui touchent essentiellement les portes d’entrée et de sortie de l’organisme et les zones d’interaction avec l’environnement : peau, cavité buccale, etc., là encore fréquemment d’origine virale. Le déficit immunitaire en lui-même est capable de supprimer la surveillance que l’organisme exerce normalement à l’égard des cancers et de laisser un certain nombre de cancers émerger. En outre, il favorise des infections virales qui vont être à l’origine de cancers.
L’incidence est en augmentation, mais il faut noter que les transplantations d’organes ont une plus grande efficacité et les transplantés survivent davantage et plus longtemps, d’où la possibilité accrue d’observer ces cancers chez les transplantés. Il a été noté depuis peu que chez les sujets transplantés ayant eu antérieurement des cancers considérés comme facilement curables (sein, peau, cancers non-invasifs du col utérin), l’incidence des cancers après transplantation est plus élevée que chez ceux n’ayant pas eu ce type de cancer avant.
Après avoir constitué un observatoire franciliens dans le cadre d’un appel à projet cancéropole/région, et avoir constitué les cellulothèques et tissuthèques nécessaires, il est possible maintenant d’étudier à la fois les relations entre déficits immunitaires induits par le traitement immunosuppresseurs, les marqueurs d’infection virale, l’activité de cellules tueuses de cellules tumorales, et l’incidence de ces différents cancers. Ceci amène à constituer un réseau national autour des cancers et surtout des lymphomes observés après transplantation et qui sera coordonné par l’AP-HP.
Il est intéressant de noter que le traitement immunosuppresseur post-transplantation fait souvent appel à des inhibiteurs d’une tyrosine kinase intracellulaire, « m TOR », eux-mêmes utilisés pour empêcher la croissance de certains cancers sans rapport avec la transplantation. La question est donc de savoir si ces immunosuppressions par inhibiteurs de m TOR vont réduire l’incidence des cancers par rapport aux autres immunosuppressions ou pas.
Coordonnateurs : Dr. Caroline BESSON – Hôpital Bicêtre, Pr. Anne JANIN – Hôpital Saint-Louis, Pr. Martine RAPHAEL – Hôpital Bicêtre, …

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